mini transat 6.50
650 mini-transat

vendredi 23 octobre 2009

Sud Ouest du 23 Octobre 2009



Si l'on attend aujourd'hui les Rochelais Fabien Desprès, probable 5e, et Nicolas Boidevezi, qui devaient se positionner entre la 7e et la 11e place, il convient de ne pas oublier les séries... et le skipper de Nieul-sur-Mer Fabien Sellier.

Lundi, celui-là franchissait l'équateur vers 16 heures. Après les problèmes de safran qu'il avait rencontré lors de la première étape et qui l'avaient contraint à revenir à La Rochelle pour réparer, Sellier s'est très vite placé aux avant-postes, occupant pendant trois jours la deuxième ou la troisième place. Par la suite, après avoir passé les Canaries et pris une drôle d'option vers l'ouest, il était relégué en 12e position pour traverser l'archipel des îles du Cap Vert. Puis au début de cette deuxième semaine, il a refait son retard, étant même par deux fois le bateau le plus rapide sur 24 heures.

Mais dès le jeudi, les alizés avaient disparu avec l'arrivée du Pot-au-noir. Et Sellier dut attendre la nuit de vendredi à samedi pour profiter des vents à nouveau. Dans ce petit jeu du chat et de la souris, il prenait la 4e place et ne la lâchait plus, grignotant petit à petit le retard qui le séparait de Lobato. Très vite, le Nieulais devrait donc poser le pied à Bahia, où la vie continue, et où Hoelenn, sa promise, l'attend pour préparer un mariage pas comme les autres, en présence de tous les skippers de la flotte.

mardi 29 septembre 2009

Sud Ouest du 29 Septembre 2009

Les espoirs du camp rochelais


Fabien Desprès et les autres Rochelais peuvent y croire. (photo archives « so »)

L'escale des skippers rochelais (ou apparentés) à Funchal (Portugal) touchera à sa fin samedi. Les solitaires reprendront la mer pour la seconde et plus longue étape de cette Transat 6.50, de 3 300 milles. Mais les dix marins à avoir préparé leur transat à La Rochelle se sont reposés et ont vérifié leurs bateaux. Ils sont prêts. La sérénité est totale.

1 Prototypes : trois outsiders Trois Rochelais se classent parmi les sept premiers prototypes. Parmi eux, l'architecte et constructeur Paul-Henry Shipman (« Maison de l'avenir Urbatys ») a démontré qu'il fallait compter avec lui pour la plus haute marche du podium. Arrivé deux heures après le vainqueur, il peut y croire.

Pour Fabien Despres (« SOITEC »), auteur d'une première étape légèrement moins rapide que ce qu'il espérait, la course à la victoire reste envisageable. D'autant que le skipper possède une expérience sur cette épreuve que beaucoup lui envient. Et les étapes les plus longues sont de loin ses préférées. Ainsi est-il tout à fait capable de s'imposer sur la distance.

Nicolas Boidevezi (« GDE »), fraîchement arrivé sur le circuit mini, a quant à lui étonné son monde cette année, par sa régulière progression. Une bonne vitesse, une bonne gestion, et du matériel, et du marin, sont à mettre à son crédit. Il devrait passer à l'attaque sur l'étape Funchal - Bahia, trois fois plus longue que la précédente.

Dans le clan des Rochelais en lice sur prototype, Franck Colin (« Loukkoummama ») fait pour sa part figure de malchanceux. Victime d'une avarie de bout-dehors et contraint à une escale à La Corogne, il se trouve un peu loin au classement pour prétendre à une place d'honneur. Reste qu'il peut toujours réaliser une deuxième étape à fond, juste pour le plaisir de faire une belle trace sur l'océan Atlantique avec son superbe « proto », construit de ses propres mains (et de sa poche).

2 Séries : pas de quoi rougir Du côté des bateaux de série, si l'étape La Rochelle-Funchal a été dominée de la tête et des épaules par le Portugais Francisco Lobato, les Rochelais s'en sortent plus qu'honorablement. Xavier Macaire, longtemps dans le sillage immédiat de Lobato, termine troisième, à 22 heures du leader. Pour autant, aucun espoir n'est perdu pour lui.

Dans l'équipe des ingénieurs, Henry Meyniel, sixième, et Mathis Prochasson, septième, ont réalisé une superbe étape pour de purs amateurs. Un petit peu plus loin au classement, Mattieu Galland (18e) et Emmanuel Laurent ont su mener leurs bateaux plus anciens de fort belle manière.

De son côté, Fabien Sellier, qui faisait figure de favori sur la ligne de départ, a subi une avarie majeure de safran qui l'a contraint à revenir sur La Rochelle, avant de repartir plus de deux jours après ses camarades. Arrivé à Madère, il n'avait plus qu'une idée en tête : « claquer » la deuxième étape.

Si les Rochelais se retrouvent plutôt dans le haut du classement, ils le doivent en grande partie à la synergie qui a animé leur groupe cette année. Collaboration technique durant les mois d'hiver passés au chantier Quai 17, entraînements en commun, échanges de bons tuyaux, préparation et analyses des régates... Et, au final, le bonheur d'être en mer.

Sud Ouest du 25 Septembre 2009

NIEUL-SUR-MER. Les skippeurs de Chobelet


La classe de CM2 de l'école Gabriel-Chobelet participe à la transat La Rochelle-Bahia depuis l'établissement scolaire, via Internet. (PHOTO jean-pierre ouvrard)

La classe de CM2 de l'école élémentaire Gabriel-Chobelet vit actuellement les tourments de son navigateur préféré, le Nieulais Fabien Sellier. Elle suit également la route d'un autre voileux, le Rochelais Franck Colin. Fabien est la vedette de Chobelet et de l'autre école nieulaise, le Fief-Arnaud, qui mène conjointement un projet pédagogique sur la mini-transat La Rochelle-Bahia.

La classe de Pascal Ricono a déjà pris contact avec le navigateur. Certains enfants ont eu le bonheur de le rencontrer sur les pontons rochelais et d'autres, en pleine mer, ont vu la flottille passer la ligne au large du fort Boyard.

Ils le suivent sur la toile

La classe le suit de près grâce aux liaisons Internet et aux médias, notamment à l'occasion de son départ catastrophique : un coup de tabac spectaculaire a cassé un de ses safrans et provoqué un retour immédiat aux Minimes, pour réparer.

La classe ne sait pas trop où se trouve Fabien actuellement, car il ne donne pas sa position : il navigue en « bateau fantôme ».

Les élèves prennent la parole, et Lucas intervient : « Attention, Michel Desjoyaux, pendant le Vendée Globe, a eu aussi des pépins, ce qui ne l'a pas empêché, malgré un retour aux Sables pour réparation, de gagner cette transat. » Les experts maritimes en culotte courte continuent. Pour Charlotte, « le marin breton avait pris une autre route, un cap totalement différent qui s'est avéré payant, puisqu'il a "grillé" tout le monde et passé la ligne d'arrivée en vainqueur. »

Selon Baptiste, « participer c'est bien, mais gagner c'est mieux, car les premiers sont vus par les médias, cela fait de la pub et c'est avantageux pour les sponsors ». Clément V. l'affirme : « J'ai vu à l'émission Stade 2 l'arrivée des premiers, le Portugais Francisco Lobato, sur prototype, et Bertrand Delerme, sur son bateau de série ».

Une course virtuelle

Les enfants sont aussi dans la course par le biais d'un jeu virtuel. Ils sont mis en conditions en temps réel, grâce au fil de la souris, via un vidéo projecteur. Les enfants peuvent aussi personnaliser leur 6,50.

Jason explique : « J'ai un numéro, un code d'activation et un pseudo, mon bateau s'appelle "Jason 99". » Clément F., lui, souffle : « J'ai eu le droit aux coups de tabac, il faut faire attention ! La pétole ou le pot au noir (manque de vent total) qui peut, si les courants sont inverses, vous faire reculer. »

Le bateau de l'école se nomme « Chobelet CM2 » et on peut le suivre sur la toile. Les écoliers bénéficient des conseils de Marc Philbert, leur EVS (éducateur de vie scolaire), un pur voileux, copain de Fabien Sellier. Et ce pour des options de route, selon les vents, les courants.

Ils boudent la récré

Sur les 25 engagés, 13 ont franchi la ligne de la première étape, les autres sont encore dans la bataille. Ainsi Guillaume : « Je me suis planté, je suis entrain de bronzer le long des côtes africaines. » Selon Pascal Ricono, « au travers de cette belle aventure, outre l'adrénaline de la compétition et le suivi de notre champion, cette transat en direct ou virtuelle se veut pédagogique. Pour suivre, les enfants ont besoin de notions géométriques, géographiques, mathématiques. Ils apprennent aussi le vocabulaire marin. Ils communiquent grâce à l'informatique, font de la compréhension de texte autour d'un projet qui les passionne. J'ai du mal à les faire partir en récré ! »

Charlotte manie la souris d'une main experte. Elle explique la position du vent et donne les conditions climatiques ; « Je suis sous spi, il me reste 395 kilomètres avant d'arriver à Bahia. »

Elle zoome, fait apparaître la situation de tous les régatiers, les côtes sont bien visibles, les bateaux amis sont localisés grâce à la cartographie satellitaire. Dans vingt ans, peut-être que ce seront eux, les skippers suivis à la trace sur la toile...

Auteur : Jean-Pierre Ouvrard

vendredi 11 septembre 2009

Sud ouest du 11 septembre 2009

mercredi 9 septembre 2009

Sud ouest du 8 septembre 2009

lundi 31 août 2009

Voiles et Voiliers Septembre 2009

Yemaya pour illustrer l'article de Voiles et Voiliers consacré à la Mini-Transat de septembre

Sud Ouest du 4 Août 2009

Sud Ouest du 25 Juin 2009

Sud Ouest du 18 Mai 2009

vendredi 15 mai 2009

Sud ouest du 14 Mai 2009

jeudi 7 mai 2009

SUD OUEST du 7 Mai 2009

dimanche 27 juillet 2008

Journal Sud-Ouest du 26 Juillet

jeudi 26 juin 2008

journal Sud Ouest du mercredi 24 juin 2008